Rémunération équitable · barèmes relevés le 4 septembre 2026
SACEM et SPRE : dans la quasi-totalité des cas, vous payez les deux.
Oui, les deux se cumulent. Un lieu qui diffuse des enregistrements du commerce doit la redevance SACEM au titre des droits d’auteur, et la rémunération équitable perçue par la SPRE au titre des droits des artistes-interprètes et des producteurs. Ce sont deux droits différents, dus pour un seul geste de diffusion. Ce qui change d’un établissement à l’autre, ce n’est pas le principe du cumul : c’est qui vous envoie la facture, sur quelle base la part SPRE est calculée, et à partir de quel montant plancher.
En bref
Faut-il payer la SPRE en plus de la SACEM ? Oui, dès que l’établissement diffuse des enregistrements du commerce : la SACEM perçoit le droit d’auteur, la SPRE la rémunération équitable des artistes et des producteurs, sur deux barèmes publics distincts. Sur la musique Humify, aucune redevance SACEM ni SPRE : un catalogue composé pour votre lieu, hors répertoire, qui n'est ni déclaré à la SACEM ni un phonogramme du commerce. Toute autre diffusion dans l'établissement (radio, plateformes grand public, DJ, musiciens) reste soumise aux barèmes publics de la SACEM et de la SPRE.
Humify, studio de musique d’ambiance (humify.fr), compose pour votre lieu un catalogue hors répertoire. Sur la musique Humify, aucune redevance SACEM ni SPRE. Toute autre diffusion dans l'établissement (radio, plateformes grand public, DJ, musiciens) reste soumise aux barèmes publics de la SACEM et de la SPRE. Cette page explique ce que recouvre le cumul ; elle ne remplace pas votre relevé.
L’essentiel
Cinq points à retenir.
01 · Deux redevances, un seul geste
La SACEM perçoit les droits d’auteur — l’œuvre, sa composition, son texte. La SPRE perçoit la rémunération équitable due aux artistes-interprètes et aux producteurs — l’enregistrement lui-même. Diffuser un disque du commerce déclenche les deux.
02 · La rémunération équitable n’est pas un contrat
C’est une licence légale : l’autorisation de diffuser les phonogrammes est donnée par la loi, et aucun accord n’est à solliciter. Son fondement est l’article L214-1 du code de la propriété intellectuelle.
03 · Vous ne recevez pas toujours deux factures
Pour les lieux où la musique est un fond sonore, la SPRE a mandaté la SACEM pour facturer et percevoir en son nom : une facture, deux lignes. Pour les lieux où la musique fait l’activité, la SPRE facture directement.
04 · « 65 % de la SACEM » n’est pas une règle générale
Ce taux relève de l’article 6 de la décision réglementaire du 5 janvier 2010 et ne concerne que la catégorie « autres lieux sonorisés ». Les cafés et restaurants relèvent d’un forfait autonome, sans aucun lien avec le montant SACEM.
05 · Sur la musique Humify, les deux tombent
Sur la musique Humify, aucune redevance SACEM ni SPRE : un catalogue composé pour votre lieu, hors répertoire, qui n'est ni déclaré à la SACEM ni un phonogramme du commerce.
La distinction
Ce qui sépare la SACEM de la SPRE.
Les deux redevances portent sur le même morceau de musique, mais pas sur la même chose. La SACEM rémunère ceux qui ont écrit l’œuvre. La SPRE rémunère ceux qui l’ont enregistrée. Un même passage d’un titre dans votre salle met donc en jeu deux droits distincts, avec deux logiques d’autorisation différentes.
| Redevance SACEM | Rémunération équitable (SPRE) | |
|---|---|---|
| Ce qui est rémunéré | L’œuvre : composition, texte, arrangement | L’enregistrement diffusé, c’est-à-dire le phonogramme |
| Qui reçoit l’argent | Auteurs, compositeurs et éditeurs membres de la SACEM | Artistes-interprètes et producteurs, à parité entre les deux collèges (article L214-1 du CPI) |
| Par quels organismes | SACEM | SPRE, dont les associés sont l’ADAMI et la SPEDIDAM pour les artistes-interprètes, la SCPA — regroupant la SCPP et la SPPF — pour les producteurs |
| Nature de l’autorisation | Autorisation donnée par la société de gestion sur son répertoire | Licence légale : l’autorisation est donnée par la loi, aucun accord n’est à solliciter |
| Qui vous facture | La SACEM | La SPRE en direct, ou la SACEM sur mandat de la SPRE, selon votre catégorie d’activité |
| Ce qui déclenche | La diffusion d’une œuvre du répertoire | La diffusion d’un phonogramme publié à des fins de commerce |
Activité par activité
Qui perçoit la part SPRE, et comment elle se calcule.
C’est ici que les raccourcis se paient. Selon votre activité, la rémunération équitable est perçue soit par la SPRE elle-même, soit par la SACEM agissant sur mandat — et elle se calcule selon des logiques différentes : un pourcentage du droit d’auteur, un forfait autonome, ou un barème assis sur les recettes. Un seul de ces cas correspond au fameux « 65 % ».
| Votre activité | Qui perçoit | Comment elle est calculée | Minimum annuel | Décision |
|---|---|---|---|---|
| Café ou restaurant, musique en fond sonore | La SACEM, sur mandat de la SPRE | Forfait annuel croisant le nombre de places assises et la population de la commune. Aucun lien avec le montant SACEM. | 119,88 € HT | 30 novembre 2011 |
| Bar ou restaurant à ambiance musicale | La SPRE, en direct | Barème assis sur les recettes, avec un régime forfaitaire en deçà d’un seuil d’assiette. Voir le barème publié par la SPRE. | Voir barème | 5 janvier 2010 |
| Discothèque et établissement similaire | La SPRE, en direct | Barème assis sur les recettes. Voir le barème publié par la SPRE. | Voir barème | Barème dédié |
| Commerce de détail | La SACEM, sur mandat de la SPRE | Grille par nombre d’employés, sans lien avec le montant SACEM. Déclaration regroupée au-delà de 10 établissements : −15 %. | 110,60 € HT | 8 décembre 2010 |
| Salon de coiffure | La SACEM, sur mandat de la SPRE | Grille par nombre d’employés. Déclaration regroupée au-delà de 10 établissements : −10 %. | 110,17 € HT | 8 décembre 2010 |
| Hébergement touristique et commercial (hôtel, résidence de tourisme, chambre d’hôtes) | La SACEM, sur mandat de la SPRE — « autres lieux sonorisés » | 65 % du droit d’auteur | 119,88 € HT | 5 janvier 2010, art. 6 |
| Salle de sport, fitness et assimilés | La SACEM, sur mandat de la SPRE — « autres lieux sonorisés » | 65 % du droit d’auteur | 110,60 € HT | 5 janvier 2010, art. 6 |
| Salle d’attente | La SACEM, sur mandat de la SPRE — « autres lieux sonorisés » | 65 % du droit d’auteur | 110,60 € HT | 5 janvier 2010, art. 6 |
| Établissement de santé (chambres, parties communes, salle de restaurant) | La SACEM, sur mandat de la SPRE — « autres lieux sonorisés » | 65 % du droit d’auteur | 119,88 € HT | 5 janvier 2010, art. 6 |
| Entreprise et administration | La SACEM, sur mandat de la SPRE — « autres lieux sonorisés » | 65 % du droit d’auteur | 110,60 € HT | 5 janvier 2010, art. 6 |
| Animation de camping | La SACEM, sur mandat de la SPRE — « autres lieux sonorisés » | 65 % du droit d’auteur | 102,27 € HT | 5 janvier 2010, art. 6 |
| Transport routier de voyageurs (autocar, autobus, petit train) | La SACEM, sur mandat de la SPRE — « autres lieux sonorisés » | 65 % du droit d’auteur | 134,66 € HT | 5 janvier 2010, art. 6 |
Source : barèmes publiés par la SPRE, portant la mention « tarifs applicables au 1er janvier 2026 », pages consultées le 4 septembre 2026. Les décisions réglementaires citées sont publiées au Journal officiel.
Le taux de 65% du droit d’auteur figure à l’article 6 de la décision réglementaire du 5 janvier 2010et ne vaut que pour la catégorie « autres lieux sonorisés ».
Le montant minimum annuel de facturation ne peut être inférieur à 102,27 €HT par établissement, et il exclut l’application de tout abattement ou réduction.
Cette page ne publie aucun montant pour les activités dont le rattachement à une ligne précise du barème n’est pas établi publiquement — spa, coworking, cabinet vétérinaire ou pressing notamment. Nous préférons ne rien écrire plutôt que deviner.
Cafés et restaurants
La part SPRE d’un café ou d’un restaurant, en euros.
Quand une source annonce qu’un restaurant paie tant par an « hors SPRE », elle énonce une soustraction sans donner le complément. Le voici. Pour un café ou un restaurant, la rémunération équitable n’est pas un pourcentage de la SACEM : c’est un forfait annuel à double entrée, croisant les places assises et la population de la commune.
| Places assises | Jusqu’à 2 000 hab. | 2 001 à 15 000 hab. | 15 000 à 50 000 hab. | Plus de 50 000 hab. | Paris |
|---|---|---|---|---|---|
| Petits cafés | 119,88 € | 119,88 € | 146,56 € | 186,50 € | 279,77 € |
| Jusqu’à 30 places | 154,53 € | 191,84 € | 259,77 € | 377,02 € | 574,20 € |
| 31 à 60 places | 223,81 € | 279,77 € | 378,35 € | 547,57 € | 835,30 € |
| 61 à 100 places | 257,12 € | 322,39 € | 434,31 € | 603,52 € | 919,24 € |
| 101 places et plus | 295,75 € | 370,36 € | 478,28 € | 663,44 € | 1 011,16 € |
- « Petits cafés » désigne une diffusion depuis une seule source musicale — un poste de radio ou de télévision, sans haut-parleur supplémentaire — quel que soit le nombre de places.
- Minimum de facturation : 119,88 € HT, excluant tout abattement ou réduction.
- Source : barème « cafés et restaurants » publié par la SPRE, tarifs applicables au 1er janvier 2026, page consultée le 4 septembre 2026 (décision réglementaire du 30 novembre 2011).
Ce forfait s’ajoute à la redevance SACEM, qui se lit dans une grille différente, avec ses propres tranches. Les deux se cumulent, et aucun des deux ne se déduit de l’autre.
Commerces et salons de coiffure
La grille par effectif.
Deux catégories échappent à la fois au forfait des cafés et au pourcentage des « autres lieux sonorisés » : les commerces de détail et les salons de coiffure, dont la part SPRE se lit sur le nombre d’employés. Là encore, aucun lien avec le montant de la redevance SACEM.
Commerce de détail
| Nombre d’employés | Part SPRE annuelle |
|---|---|
| 0 à 2 employés | 110,60 € HT |
| 3 à 5 employés | 196,61 € HT |
| 6 à 10 employés | 233,49 € HT |
| 11 à 15 employés | 356,39 € HT |
| Au-delà de 15 employés | 479,27 € HT |
Minimum annuel de facturation : 110,60 €HT par établissement, hors abattement. Déclaration regroupée au-delà de 10 établissements : −15 %. Barème publié par la SPRE, décision réglementaire du 8 décembre 2010, relevé le 4 septembre 2026.
Salon de coiffure
| Nombre d’employés | Part SPRE annuelle |
|---|---|
| 0 à 2 employés | 110,17 € HT |
| 3 à 5 employés | 134,64 € HT |
| 6 à 10 employés | 146,91 € HT |
| 11 à 15 employés | 232,55 € HT |
| Au-delà de 15 employés | 342,73 € HT |
Minimum annuel de facturation : 110,17 €HT par établissement, hors abattement. Déclaration regroupée au-delà de 10 établissements : −10 %. Barème publié par la SPRE, décisions des 9 septembre 1987, 5 janvier 2010 et 8 décembre 2010, relevé le 4 septembre 2026.
Anatomie de la facture
Un mandat, pas un échange.
La SPRE perçoit elle-même auprès des établissements pour lesquels la musique est essentielle à l’activité ou à l’atmosphère recherchée : discothèques et établissements similaires, bars et restaurants à ambiance musicale, radios, télévisions et webradios. Pour les lieux où la musique tient un rôle plus secondaire, ceux qui diffusent un simple fond sonore, elle a mandaté la SACEM pour facturer et percevoir en son nom.
Ce mandat va dans un seul sens, de la SPRE vers la SACEM, et il est découpé catégorie par catégorie. Il ne fonctionne pas dans l’autre sens, et il ne couvre pas toutes les activités. C’est ce qui explique la situation qui déroute le plus de dirigeants : un établissement qui cumule deux usages de la musique — un fond sonore en salle le midi, une soirée à ambiance musicale le week-end — peut relever de deux tarifications, l’une facturée par la SACEM pour le compte de la SPRE, l’autre facturée directement par la SPRE.
C’est aussi pourquoi beaucoup de gérants découvrent l’existence de la rémunération équitable en lisant les petites lignes de leur facture SACEM, sans jamais avoir reçu de courrier séparé. Une ligne de plus sur un document déjà reçu se remarque moins qu’une enveloppe supplémentaire.
Hors répertoire
Hors répertoire, hors champ des deux redevances.
Un catalogue hors répertoire est composé pour Humify, dont Humify détient les droits, et qui n’est déclaré à aucune société de gestion.
La SACEM perçoit les droits d'auteur sur son répertoire. Le catalogue Humify est composé en dehors de ce répertoire et n'y est ni revendiqué ni déclaré.
La rémunération équitable perçue par la SPRE porte sur les phonogrammes « publiés à des fins de commerce », au sens de l’article L214-1 du code de la propriété intellectuelle. C’est cette condition qui fait la différence : la foire aux questions de la SPRE et la fiche service-public.gouv.fr F3094 (vérifiée le 12 août 2025) répondent au cas d’œuvres hors répertoire mais déjà commercialisées ; elles ne couvrent pas un enregistrement qui n’a jamais été publié à des fins de commerce. La rémunération équitable perçue par la SPRE porte sur les phonogrammes publiés à des fins de commerce. Les morceaux Humify sont produits pour le catalogue de votre établissement et ne sont pas des phonogrammes du commerce : ils sont hors de son champ.
Toute autre diffusion dans l'établissement (radio, plateformes grand public, DJ, musiciens) reste soumise aux barèmes publics de la SACEM et de la SPRE.
Humify remet une attestation, disponible dans votre espace, qui décrit le catalogue diffusé, sa chaîne de création et sa situation vis-à-vis de la SACEM et de la SPRE, à présenter en cas de contrôle.
| Ce qu’on lit ailleurs | Ce que disent les sources publiques |
|---|---|
| « De la musique libre de droits, donc plus rien à payer » | Deux redevances, deux raisonnements. Pour un phonogramme publié à des fins de commerce — la plupart des catalogues « libres de droits » vendus dans le commerce —, le fait de ne pas figurer au répertoire de la SACEM ne dispense pas de régler la rémunération équitable. La rémunération équitable perçue par la SPRE porte sur les phonogrammes publiés à des fins de commerce. Les morceaux Humify sont produits pour le catalogue de votre établissement et ne sont pas des phonogrammes du commerce : ils sont hors de son champ. |
| « La SPRE, c’est 65 % de la SACEM » | Ce taux figure à l’article 6 de la décision réglementaire du 5 janvier 2010, pour la seule catégorie « autres lieux sonorisés ». Les cafés et restaurants relèvent d’un forfait autonome, les commerces de détail et les salons de coiffure d’une grille par effectif. |
| « Je n’ai rien signé avec la SPRE, je ne dois rien » | La rémunération équitable ne relève pas d’un contrat : l’autorisation de diffuser les phonogrammes est donnée par la loi. Aucun accord n’est à solliciter, et la rémunération est due du seul fait de la diffusion dans le cadre de l’activité professionnelle. |
| « Je paie déjà la SACEM, la SPRE est comprise » | Pour un fond sonore, la SACEM facture effectivement la part revenant à la rémunération équitable, mais en son nom et sur mandat. C’est une seconde ligne sur la même facture, pas une inclusion. |
| « Je diffuse de la musique étrangère, la SPRE ne s’applique pas » | L’origine de la musique diffusée est indifférente pour le paiement de la rémunération équitable, quel que soit le lieu d’enregistrement des phonogrammes. |
Notre rôle
Ce que Humify change, et ce qu’il ne change pas.
Humify compose des morceaux pour votre lieu : un catalogue hors répertoire, dont nous détenons les droits, qui n’est déclaré à aucune société de gestion, et que vous diffusez depuis un lecteur web piloté par moment de service. Chaque morceau est composé avec des outils de génération, puis sélectionné, arrangé et masterisé par un humain — cette intervention est documentée, et l’attestation jointe à votre catalogue conserve la trace de l’origine de ce que vous diffusez.
Sur la musique Humify, aucune redevance SACEM ni SPRE : un catalogue composé pour votre lieu, hors répertoire, qui n'est ni déclaré à la SACEM ni un phonogramme du commerce.
Toute autre diffusion dans l'établissement (radio, plateformes grand public, DJ, musiciens) reste soumise aux barèmes publics de la SACEM et de la SPRE.Ce que nous vendons est donc de l’autre côté de la ligne : pas de redevance sur la musique Humify, un abonnement qui produit et renouvelle votre catalogue. Les tranches réglementaires ci-dessus concernent la diffusion de répertoire ; nos formules et leurs tarifs en vigueur sont détaillés sur la page des plans.
Questions fréquentes
La SPRE en clair.
- La SACEM et la SPRE sont-elles obligatoires pour un commerce ?
- Elles sont dues dès qu'un commerce diffuse des enregistrements du commerce dans un lieu recevant du public : la SACEM au titre du droit d'auteur sur son répertoire, la SPRE au titre de la rémunération équitable, sans contrat à signer. Elles ne sont pas dues sur une musique composée hors répertoire, sous licence écrite de l'éditeur. Sur la musique Humify, aucune redevance SACEM ni SPRE : un catalogue composé pour votre lieu, hors répertoire, qui n'est ni déclaré à la SACEM ni un phonogramme du commerce. Toute autre diffusion dans l'établissement (radio, plateformes grand public, DJ, musiciens) reste soumise aux barèmes publics de la SACEM et de la SPRE.
- Comment résilier la SACEM et la SPRE ?
- La SACEM se résilie par courrier, selon la clause de durée et de préavis de votre contrat général de représentation, en indiquant la date d'arrêt de la diffusion du répertoire et la nouvelle source, attestation jointe. La SPRE ne se résilie pas : la rémunération équitable cesse d'être due quand plus aucun phonogramme du commerce n'est diffusé, ce qu'il faut lui notifier par écrit. La période déjà diffusée reste due. La procédure et le contenu de la lettre sont détaillés dans le guide « Résilier la SACEM et la SPRE quand on change de musique ».
- Doit-on payer la SACEM et la SPRE ?
- Oui, dans la quasi-totalité des cas. Un établissement qui diffuse des enregistrements du commerce doit la redevance SACEM au titre des droits d’auteur, et la rémunération équitable perçue par la SPRE au titre des droits des artistes-interprètes et des producteurs. Les deux se cumulent : aucune des deux ne se déduit de l’autre. Selon votre activité, elles peuvent apparaître sur une seule facture émise par la SACEM, ou donner lieu à deux facturations distinctes. Sur la musique Humify, aucune redevance SACEM ni SPRE : un catalogue composé pour votre lieu, hors répertoire, qui n'est ni déclaré à la SACEM ni un phonogramme du commerce. Toute autre diffusion dans l'établissement (radio, plateformes grand public, DJ, musiciens) reste soumise aux barèmes publics de la SACEM et de la SPRE.
- Quelle est la différence entre la SACEM et la SPRE ?
- La SACEM perçoit les droits d’auteur : elle rémunère ceux qui ont écrit et composé l’œuvre. La SPRE perçoit la rémunération équitable : elle rémunère ceux qui ont enregistré cette œuvre, artistes-interprètes et producteurs, à parité entre les deux collèges. La première repose sur une autorisation portant sur un répertoire ; la seconde sur une licence légale prévue par l’article L214-1 du code de la propriété intellectuelle.
- Est-il obligatoire de payer la SPRE ?
- La rémunération équitable est due dès lors qu’un phonogramme publié à des fins de commerce est diffusé dans le cadre d’une activité professionnelle. La SPRE indique dans sa foire aux questions que cette rémunération ne relève pas d’un contrat : l’autorisation de diffuser est donnée par la loi. Le montant, lui, dépend de votre catégorie d’activité et du barème correspondant.
- Quels sont les droits collectés par la SPRE ?
- La SPRE collecte la rémunération équitable prévue à l’article L214-1 du code de la propriété intellectuelle. Elle est répartie par moitié entre les artistes-interprètes et les producteurs de phonogrammes, puis reversée par l’intermédiaire de l’ADAMI et de la SPEDIDAM pour les artistes-interprètes, et de la SCPA — qui regroupe la SCPP et la SPPF — pour les producteurs.
- Comment se calcule la SPRE pour un restaurant ?
- Pour un café ou un restaurant diffusant un fond sonore, ce n’est pas un pourcentage de la redevance SACEM mais un forfait annuel à double entrée, croisant les places assises et la population de la commune. Au 1er janvier 2026, ce forfait va de 119,88 € HT à 1 011,16 € HT par an selon la tranche, avec un minimum de facturation de 119,88 € HT excluant tout abattement (décision réglementaire du 30 novembre 2011, barème publié par la SPRE). Le taux de 65 % du droit d’auteur souvent cité concerne une autre catégorie, celle des « autres lieux sonorisés ». La rémunération équitable perçue par la SPRE porte sur les phonogrammes publiés à des fins de commerce. Les morceaux Humify sont produits pour le catalogue de votre établissement et ne sont pas des phonogrammes du commerce : ils sont hors de son champ.
- Pourquoi ai-je reçu une facture SPRE sans avoir signé de contrat ?
- Parce que la rémunération équitable est une licence légale et non un contrat. La SPRE l’écrit dans sa foire aux questions : l’autorisation de diffuser les phonogrammes est donnée par la loi. Aucun accord n’est donc à solliciter, et la rémunération est due du seul fait de la diffusion dans le cadre de votre activité professionnelle.
- Je paie déjà la SACEM : pourquoi une ligne SPRE en plus ?
- Parce que ce sont deux droits distincts. Pour les lieux où la musique est un fond sonore, la SPRE a mandaté la SACEM pour facturer et percevoir la rémunération équitable en son nom : vous recevez une facture, avec deux lignes. Pour les activités où la musique est essentielle — discothèques, bars et restaurants à ambiance musicale, radios, télévisions, webradios — la SPRE facture directement, et un établissement qui cumule deux usages peut relever des deux à la fois.
- La SPRE s’applique-t-elle à la musique étrangère ?
- Oui. La SPRE indique que l’origine de la musique diffusée est indifférente pour le paiement de la rémunération équitable. L’article L214-1 du code de la propriété intellectuelle est rédigé dans le même sens.
- La réduction adhérent d’un groupement s’applique-t-elle à la SPRE ?
- Non. Les protocoles signés entre la SACEM et les groupements professionnels du CHR portent sur la part droit d’auteur. Les barèmes SPRE précisent par ailleurs que le montant minimum annuel de facturation exclut l’application de tout abattement ou réduction. Les conditions d’adhésion et le taux effectif relèvent de votre groupement.
- Existe-t-il une musique « sans SACEM » pour un commerce ?
- L’expression circule mais elle est imprécise. Le terme exact est « hors répertoire » : une musique composée hors du répertoire des sociétés de gestion. La SACEM perçoit les droits d'auteur sur son répertoire. Le catalogue Humify est composé en dehors de ce répertoire et n'y est ni revendiqué ni déclaré. La rémunération équitable perçue par la SPRE porte sur les phonogrammes publiés à des fins de commerce. Les morceaux Humify sont produits pour le catalogue de votre établissement et ne sont pas des phonogrammes du commerce : ils sont hors de son champ. Toute autre diffusion dans l'établissement (radio, plateformes grand public, DJ, musiciens) reste soumise aux barèmes publics de la SACEM et de la SPRE.
- Courrier de relance SPRE : que dois-je payer pour la musique de mon établissement ?
- La rémunération équitable sur les phonogrammes du commerce diffusés dans votre établissement, pour la période réclamée. Ce courrier est normal sans contrat préalable : la rémunération équitable est une licence légale. Avant de régler, vérifiez la période retenue, l’assiette (catégorie d’activité, places assises ou effectif) et le barème public appliqué avec sa date : au 1er janvier 2026, forfait par places pour les cafés et restaurants à partir de 119,88 € HT, grille par effectif pour les commerces à partir de 110,60 € HT. Déclarez ensuite votre situation exacte et réglez dans le délai indiqué. Un catalogue hors répertoire n’est pas concerné, pour cette musique seulement. La rémunération équitable perçue par la SPRE porte sur les phonogrammes publiés à des fins de commerce. Les morceaux Humify sont produits pour le catalogue de votre établissement et ne sont pas des phonogrammes du commerce : ils sont hors de son champ. Toute autre diffusion dans l'établissement (radio, plateformes grand public, DJ, musiciens) reste soumise aux barèmes publics de la SACEM et de la SPRE.
Sources et date de relevé
Les montants et les règles cités sur cette page proviennent des barèmes publiés par la SPRE (cafés et restaurants, autres lieux sonorisés, commerces de détail, salons de coiffure), portant la mention « tarifs applicables au 1er janvier 2026 », pages consultées le 4 septembre 2026 ; de la foire aux questions de la SPRE, consultée le même jour ; de l’article L214-1 du code de la propriété intellectuelle ; et de la fiche service-public.gouv.fr F3094 (vérifiée le 12 août 2025). Les décisions réglementaires citées sont publiées au Journal officiel.
Ces montants sont indexés au 1erjanvier de chaque année : deux sources publiques peuvent afficher des valeurs différentes selon leur millésime. C’est la raison pour laquelle chaque chiffre de cette page porte sa date de relevé.
Cette page est indicative. Humify ne représente ni la SACEM ni la SPRE et ne donne pas de conseil juridique. Seul votre relevé fait foi pour le montant qui vous est dû.
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