J'ouvre un restaurant : quelles démarches pour diffuser de la musique ?
J'ouvre un restaurant : les démarches pour diffuser de la musique, dans l'ordre. Déclaration SACEM, SPRE, barèmes 2026 datés, télévision, terrasse, concerts, bruit et voie hors répertoire.
Vous avez le bail, la licence, le plan de salle et la date d'ouverture. Reste une ligne de la checklist qu'on repousse souvent à la dernière semaine : la musique. Elle ne demande ni permis ni commission, mais elle engage des démarches précises, un budget annuel et, si elles sont faites dans le mauvais ordre, un rattrapage l'année suivante.
Ce guide répond à la question telle que se la pose un restaurateur qui ouvre : quelles démarches pour diffuser de la musique, dans quel ordre, auprès de qui, pour combien. Les montants cités sont ceux des barèmes publics 2026, avec leur source et leur date de relevé.
En bref. Pour diffuser de la musique dans un restaurant qui ouvre, réglez cinq points avant le premier service : choisir la source, déclarer le restaurant à la SACEM avant d'installer la sono (abattement de 20 %), régler la SPRE, déclarer chaque mode de diffusion (télévision, terrasse, soirées, concerts) et vérifier le cadre du bruit. Hors répertoire, une licence écrite et l'attestation de l'éditeur servent de preuve. Sur la musique Humify, aucune redevance SACEM ni SPRE : un catalogue composé pour votre lieu, hors répertoire, qui n'est ni déclaré à la SACEM ni un phonogramme du commerce. Toute autre diffusion dans l'établissement (radio, plateformes grand public, DJ, musiciens) reste soumise aux barèmes publics de la SACEM et de la SPRE.
Pourquoi il y a des démarches, même pour une musique de fond
Un restaurant ouvert au public diffuse de la musique « en public » dès qu'elle est audible par des clients, même à bas volume, même depuis une petite enceinte derrière le bar. Cette diffusion touche deux droits distincts :
- le droit d'auteur, qui rémunère les auteurs, compositeurs et éditeurs, perçu par la SACEM ;
- la rémunération équitable, qui rémunère les artistes-interprètes et les producteurs des enregistrements du commerce, perçue par la SPRE.
Les deux s'appliquent à la musique du répertoire géré collectivement : radio, streaming professionnel, disques du commerce, clips diffusés sur un écran. Une diffusion non déclarée n'est pas une infraction de forme : elle expose à une régularisation sur la période passée, et, faute de réponse, à un contentieux. Le détail d'un rattrapage est traité dans notre guide amende SACEM pour musique non déclarée.
Les démarches, dans l'ordre
| Ordre | Démarche | Auprès de qui | Quand | Ce qui change si vous l'oubliez |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Choisir la source : répertoire ou hors répertoire | Vous, avec votre fournisseur | Dès le concept, au plus tard à J-30 | Toutes les autres démarches en dépendent |
| 2 | Déclarer le restaurant | SACEM (espace clients en ligne ou délégation régionale) | Avant l'installation de la sonorisation | Perte de l'abattement de 20 %, puis régularisation |
| 3 | Régler la rémunération équitable | SPRE, souvent via la SACEM | À réception de la facture, 25 jours | Rappel sur la période diffusée |
| 4 | Déclarer chaque mode de diffusion | SACEM | Avec la déclaration, puis à chaque changement | Catégorie inexacte, rappel de différence |
| 5 | Vérifier le cadre du bruit | Mairie, préfecture, ARS en cas de plainte | À la conception de la sono | Plainte de voisinage, mise en demeure |
| 6 | Ranger les preuves | Dossier interne | Dès la signature | Un contrôle se déroule sans pièce à présenter |
| 7 | Tester la diffusion | Votre équipe | J-7 | Réglages faits pendant le premier service |
Démarche 1 : choisir la source de la musique
C'est la décision qui commande toutes les autres, et c'est pour cela qu'elle vient en premier.
- La musique du répertoire : radio, service de streaming professionnel licencié pour les lieux publics, disques ou fichiers achetés, chaînes musicales à l'écran. Vous déclarez le restaurant à la SACEM et réglez la SPRE chaque année.
- Un catalogue hors répertoire : des œuvres dont les auteurs ne sont pas membres d'une société de gestion collective et qui ne sont pas des enregistrements du commerce. Vous obtenez une licence écrite de l'éditeur du catalogue et conservez son attestation. Notre guide musique hors répertoire SACEM en détaille les conditions.
- Les comptes de streaming personnels (Spotify, Deezer, YouTube) ne sont pas une troisième voie : leurs conditions d'utilisation les réservent à un usage privé. Voir Spotify ou Deezer dans un commerce.
Le choix n'est pas forcément exclusif : un restaurant peut diffuser un catalogue hors répertoire en salle et un match à la télévision au bar. Chaque source relève alors de son propre régime, et c'est la déclaration qui doit le refléter.
Démarche 2 : déclarer le restaurant à la SACEM
Si vous diffusez de la musique du répertoire, la déclaration est préalable : elle se fait avant la première diffusion, en ligne depuis l'espace clients de la SACEM ou auprès de la délégation régionale.
Trois informations de la fiche officielle « Diffuser de la musique dans un commerce » (service-public.gouv.fr, F3094, mise à jour le 12 août 2025) comptent pour une ouverture :
- Un abattement de 20 % s'applique lorsque la déclaration est faite avant l'installation du matériel de sonorisation. Déclarer après, ou attendre le premier courrier, fait appliquer le tarif général.
- Un contrat général de représentation est conclu pour un an et se reconduit tacitement.
- Deux factures arrivent, l'une pour la SACEM, l'autre pour la SPRE, à régler dans les 25 jours.
Pour un restaurant, le montant SACEM se lit dans une grille qui croise le nombre de couverts et la population de la commune. Les repères ci-dessous proviennent de la circulaire UMIH n°01.26 et des tarifs GHR 2026 (relevé du 21 août 2026), en euros HT par an, part SACEM seule, avant SPRE et avant réduction adhérent.
| Commune | Jusqu'à 30 couverts | 31 à 60 couverts | 61 à 100 couverts | Plus de 100 couverts |
|---|---|---|---|---|
| Moins de 1 000 habitants | 298 € | 390 € | 550 € | 780 € |
| 10 000 à 50 000 habitants | 461 € | 604 € | 853 € | 1 210 € |
| Plus de 100 000 habitants | 629 € | 826 € | 1 166 € | 1 651 € |
Les protocoles signés entre la SACEM et les groupements professionnels du secteur (UMIH, GHR, GNI) prévoient une réduction de 8 % sur la part SACEM pour leurs adhérents. La grille complète et le mode de calcul sont détaillés sur notre page consacrée aux tarifs SACEM 2026, et le calculateur SACEM donne un ordre de grandeur pour votre configuration en trente secondes.
Démarche 3 : régler la SPRE
La SPRE perçoit la rémunération équitable, due dès qu'un enregistrement du commerce est diffusé en public. Elle ne se négocie pas et ne se signe pas : elle découle de la diffusion. Pour la plupart des cafés et restaurants, la SACEM la collecte pour le compte de la SPRE, ce qui explique les deux factures reçues ensemble.
Pour les cafés et restaurants, le montant n'est pas un pourcentage de la SACEM : c'est un forfait annuel qui croise les places assises et la population de la commune (décision réglementaire du 30 novembre 2011, barème au 1er janvier 2026, relevé sur spre.fr le 4 septembre 2026). Pour un restaurant, la première tranche commence à 154,53 € HT par an. Le forfait à partir de 119,88 € HT concerne les « petits cafés », définis par la SPRE comme les établissements utilisant une seule source musicale — radio ou télévision — sans haut-parleur supplémentaire.
| Places assises | Jusqu'à 2 000 hab. | 2 001 à 15 000 hab. | 15 000 à 50 000 hab. | Plus de 50 000 hab. | Paris |
|---|---|---|---|---|---|
| Jusqu'à 30 places | 154,53 € | 191,84 € | 259,77 € | 377,02 € | 574,20 € |
| 31 à 60 places | 223,81 € | 279,77 € | 378,35 € | 547,57 € | 835,30 € |
| 61 à 100 places | 257,12 € | 322,39 € | 434,31 € | 603,52 € | 919,24 € |
| 101 places et plus | 295,75 € | 370,36 € | 478,28 € | 663,44 € | 1 011,16 € |
Pour fixer les idées : un restaurant de 45 places dans une commune de 30 000 habitants lit 604 € HT par an dans la grille SACEM et 378,35 € HT dans la grille SPRE, soit un ordre de grandeur de 982 € HT par an avant abattements et réductions. La différence entre les deux organismes est expliquée dans SACEM et SPRE : la différence pour un restaurant.
Démarche 4 : déclarer chaque mode de diffusion
Le barème ne dépend pas seulement de la taille du restaurant. Il dépend aussi de la manière dont la musique est diffusée, et c'est là que les déclarations d'ouverture sont le plus souvent inexactes.
| Mode de diffusion | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|
| Musique de fond en salle | Le cas de base de la grille restaurants |
| Écran de télévision | Un mode de diffusion à part entière : à déclarer, y compris pour les matchs ou les chaînes musicales |
| Terrasse sonorisée | Les places en terrasse comptent dès qu'elles entendent la musique |
| Soirées à thème, soirées dansantes | L'établissement peut changer de catégorie (bar ou restaurant à ambiance musicale) |
| Musiciens, DJ, concerts | Autorisation propre auprès de la SACEM pour chaque programmation ; des musiciens rémunérés se déclarent, par exemple via le Guso ; au-delà de six représentations par an, la déclaration d'entrepreneur de spectacles vivants s'applique |
Une règle pratique : déclarez ce que vous ferez vraiment dans les douze prochains mois, pas ce que vous faites la semaine d'ouverture. Et signalez chaque changement (terrasse agrandie, écran ajouté, soirées régulières) avant qu'il ne soit constaté.
Démarche 5 : vérifier le cadre du bruit
Le niveau sonore n'a rien à voir avec la SACEM. Il relève du Code de la santé publique et, le cas échéant, des arrêtés municipaux. Deux repères publics :
- Le voisinage. Un bruit d'activité est jugé gênant quand son émergence chez le voisin dépasse 5 dB(A) le jour, de 7 h à 22 h, et 3 dB(A) la nuit, de 22 h à 7 h, valeurs auxquelles s'ajoute un terme correctif selon la durée du bruit (article R1336-7 du Code de la santé publique).
- Les sons amplifiés. Au-delà d'un niveau moyen de 80 dB(A) sur 8 heures, le décret n° 2017-1244 du 7 août 2017 impose notamment de ne pas dépasser 102 dB(A) et 118 dB(C) sur 15 minutes et peut exiger une étude de l'impact des nuisances sonores. Un restaurant qui approche ce seuil, notamment lors de soirées dansantes, doit intégrer ces obligations dès la conception.
La sonorisation se pense donc à l'ouverture : plusieurs enceintes à niveau modéré plutôt qu'une seule poussée fort, une terrasse qui ne diffuse pas vers les fenêtres voisines, des horaires de diffusion cohérents avec ceux de la rue. Notre guide musique trop forte en restaurant ou bar détaille la procédure en cas de plainte.
Démarches 6 et 7 : ranger les preuves, tester avant le jour J
Le jour d'un contrôle, un agent assermenté de la SACEM constate ce qui est diffusé, d'où, et dans quelles zones. Ce qui compte alors, c'est de présenter immédiatement les bonnes pièces :
- au répertoire : le contrat général de représentation et les dernières factures SACEM et SPRE ;
- hors répertoire : la licence écrite et l'attestation de l'éditeur du catalogue, datée et nominative ;
- dans les deux cas : la liste des sources et le plan des zones sonorisées.
Rangez-les dans un seul dossier, papier ou numérique, connu de la personne qui ouvre le restaurant le matin. Puis, la dernière semaine, faites tourner la musique une journée complète dans la salle finie : niveaux par zone, démarrage à l'heure d'ouverture, continuité sans coupure. Le premier service n'est pas le moment de chercher le bon réglage.
Le calendrier d'une ouverture
| Échéance | À faire |
|---|---|
| Signature du bail | Choisir la source de la musique ; inscrire le poste au prévisionnel |
| J-30 | Déclarer le restaurant à la SACEM si vous diffusez du répertoire, avant la pose de la sono ; dessiner les zones sonorisées, terrasse comprise |
| J-15 | Vérifier la déclaration des modes de diffusion (télévision, soirées, musiciens) ; réunir licence et attestation si vous êtes hors répertoire |
| J-7 | Test en salle sur une journée complète, niveaux par zone |
| Jour J | La musique démarre à l'ouverture, le dossier de preuves est rangé |
Ce calendrier se décline pour d'autres activités dans notre guide ouvrir un établissement : le volet musique.
Les erreurs les plus fréquentes
| Erreur | Conséquence | Ce qu'il faut faire |
|---|---|---|
| Mettre Spotify « en attendant » | Diffusion hors des conditions du service et non déclarée dès le premier jour | Choisir la source avant l'ouverture |
| Déclarer après l'installation, ou attendre le courrier | Perte de l'abattement de 20 %, régularisation sur la période passée | Déclarer avant la pose de la sonorisation |
| Oublier la télévision ou la terrasse | Catégorie inexacte, rappel de différence | Déclarer chaque mode de diffusion |
| Confondre redevance et bruit | Une plainte de voisinage traitée comme une question SACEM, ou l'inverse | Deux cadres, deux interlocuteurs |
| Croire qu'une musique « gratuite » dispense de tout | La gratuité d'écoute ne dit rien du droit de diffuser en public | Exiger une licence écrite couvrant la diffusion publique |
| Laisser un DJ ou un groupe jouer sans autorisation adaptée | Diffusion non couverte par le contrat de fond sonore | Autorisation propre et déclaration des musiciens |
| Ne garder aucune pièce | Un contrôle sans preuve joue contre l'établissement | Un dossier unique, rangé dès la signature |
Ce que Humify change dans ces démarches
Humify compose un catalogue pour votre restaurant, diffusé depuis un lecteur web branché sur votre installation, et programmé par moment de service : un midi rapide, un après-midi creux, un soir installé. Des agents cernent l'ambiance du lieu avec vous avant la mise en service.
Pour la musique diffusée par ce lecteur, la démarche 2 et la démarche 3 changent de nature. Sur la musique Humify, aucune redevance SACEM ni SPRE : un catalogue composé pour votre lieu, hors répertoire, qui n'est ni déclaré à la SACEM ni un phonogramme du commerce. Toute autre diffusion dans l'établissement (radio, plateformes grand public, DJ, musiciens) reste soumise aux barèmes publics de la SACEM et de la SPRE. Humify remet une attestation, disponible dans votre espace, qui décrit le catalogue diffusé, sa chaîne de création et sa situation vis-à-vis de la SACEM et de la SPRE, à présenter en cas de contrôle.
Les démarches 4 à 7 restent les vôtres : une télévision ou un concert se déclarent quelle que soit la musique de fond, le cadre du bruit ne dépend pas de la source, et le test en salle se fait dans tous les cas. Les formules sont présentées sur la page tarifs.
Sources officielles vérifiées
- Diffuser de la musique dans un commerce — Entreprendre.Service-Public.fr : déclaration préalable, tarif réduit, contrat et facturation SACEM/SPRE.
- Barème cafés et restaurants — SPRE : forfaits applicables au 1er janvier 2026.
- Articles R1336-1 à R1336-3 du Code de la santé publique — Légifrance : seuil d'application et plafonds des sons amplifiés.
- Article R1336-7 du Code de la santé publique — Légifrance : émergence du bruit dans le voisinage.
- Informations réglementaires — Guso : emploi des artistes et seuil de six représentations par an.
Questions fréquentes
J'ouvre un restaurant : quelles démarches pour diffuser de la musique ?
Cinq démarches avant le premier service, dans cet ordre : choisir la source de la musique ; déclarer le restaurant à la SACEM avant d'installer la sonorisation, en ligne ou auprès de la délégation régionale, pour bénéficier de l'abattement de 20 % ; régler la SPRE, souvent collectée par la SACEM sur une facture distincte ; déclarer chaque mode de diffusion (télévision, terrasse, soirées, musiciens) ; vérifier le cadre du bruit. Rangez ensuite contrat, factures ou attestation dans un dossier unique. Hors répertoire, la licence écrite et l'attestation de l'éditeur servent de preuve. Sur la musique Humify, aucune redevance SACEM ni SPRE : un catalogue composé pour votre lieu, hors répertoire, qui n'est ni déclaré à la SACEM ni un phonogramme du commerce. Toute autre diffusion dans l'établissement (radio, plateformes grand public, DJ, musiciens) reste soumise aux barèmes publics de la SACEM et de la SPRE.
Inscription SACEM d'un restaurant : comment faire ?
La déclaration se fait en ligne depuis l'espace clients de la SACEM, ou auprès de la délégation régionale, avant la première diffusion. Vous indiquez l'activité, le nombre de couverts, la commune, les modes de diffusion et la date de début. La SACEM établit un contrat général de représentation d'un an, reconductible tacitement, puis adresse deux factures, SACEM et SPRE, à régler dans les 25 jours.
SACEM restaurant : quel tarif en 2026 ?
Pour la part SACEM seule, la grille 2026 des restaurants va de 298 € HT par an (jusqu'à 30 couverts, commune de moins de 1 000 habitants) à 1 651 € HT par an (plus de 100 couverts, commune de plus de 100 000 habitants), selon la circulaire UMIH n°01.26 et les tarifs GHR 2026. La SPRE s'ajoute, selon son propre forfait. Un abattement de 20 % s'applique si la déclaration précède l'installation de la sonorisation, et les adhérents UMIH, GHR ou GNI bénéficient de 8 % de réduction sur la part SACEM.
Faut-il payer la SPRE en plus de la SACEM pour un restaurant ?
Oui, dès que vous diffusez des enregistrements du commerce. La SACEM rémunère les auteurs et compositeurs, la SPRE les artistes-interprètes et les producteurs : ce sont deux droits distincts. Pour un restaurant, la SPRE est un forfait annuel selon les places assises et la population ; la première tranche 2026 commence à 154,53 € HT par an. Le forfait à partir de 119,88 € HT est celui des « petits cafés » répondant aux conditions particulières précisées par la SPRE. La rémunération est souvent collectée par la SACEM sur une facture séparée.
Déclaration SACEM : combien de temps avant l'ouverture ?
Avant l'installation du matériel de sonorisation, donc en pratique vers J-30 : c'est la condition de l'abattement de 20 % prévu par la fiche service-public.gouv.fr. Dans tous les cas, la déclaration précède la première diffusion publique. Si toute votre diffusion passe par un catalogue hors répertoire comme celui que compose Humify, il n'y a rien à déclarer à la SACEM sur cette musique : conservez la licence et l'attestation dès le premier jour. Toute autre diffusion dans l'établissement (radio, plateformes grand public, DJ, musiciens) reste soumise aux barèmes publics de la SACEM et de la SPRE.
Faut-il déclarer la télévision du restaurant à la SACEM ?
Oui. Un écran allumé dans la salle ou au bar est un mode de diffusion à part entière, qu'il montre des matchs, des chaînes d'information ou des clips. Il se déclare avec les autres modes de diffusion, et il reste soumis aux barèmes publics même si la musique de fond du restaurant est hors répertoire.
Peut-on mettre Spotify ou Deezer dans un restaurant ?
Pas avec un compte personnel : les conditions d'utilisation de ces services réservent l'abonnement à un usage privé et non commercial, et la déclaration SACEM ne couvre pas cet usage vis-à-vis de la plateforme. Il faut une solution prévue pour les lieux recevant du public : un streaming professionnel licencié, avec déclaration SACEM et SPRE, ou un catalogue hors répertoire sous licence écrite.
Musique d'ambiance gratuite pour un restaurant : est-ce légal ?
La gratuité d'écoute ne dit rien du droit de diffuser en public. Une playlist gratuite en ligne reste soumise aux conditions de la plateforme, et une musique présentée comme « libre de droits » peut exclure l'usage commercial ou appartenir au répertoire géré collectivement. Exigez une licence écrite qui couvre la diffusion publique dans un établissement, et gardez-la. Notre guide musique libre de droits en établissement détaille les pièges.
Faut-il une autorisation pour un concert ou un DJ dans un restaurant ?
Oui. Un concert ou un DJ n'est pas couvert par le contrat de musique de fond : il demande une autorisation propre auprès de la SACEM. Si vous rémunérez des musiciens, ils se déclarent, par exemple via le Guso, et au-delà de six représentations par an la déclaration d'entrepreneur de spectacles vivants s'applique. Des soirées dansantes régulières peuvent aussi faire basculer le restaurant dans une autre catégorie tarifaire et l'exposer au décret sur les sons amplifiés.
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